Argentina 2008 : En la ciudad de la furia

Après un retour au source pour Tony au Pérou l'année dernière, c'est en Argentine que nous partons cette année pour 4 semaines, à la découverte du nord du pays (avec la ferme intention de battre notre record du nombre de barbecues au mois).

Pour voir notre périple sur Google Maps / Voir quelques photos...

En español (approximadamente, traducido por Google...)

lundi 18 août 2008

Valles Calchaquies ou le tour du monde en un jour

[Afin d'expliquer le retard dans la rédaction de ce message, nous commencerons celui-ci par un petit point santé. En effet, dans le cadre de notre tour du monde des services médicaux, il était de notre devoir de traiter de la situation en Argentine. Un gros rhume ne nous ouvrant pas les portes des docteurs, j'ai choisi de me sacrifier et d'y ajouter une angine (rouge, c'est plus joli). J'ai donc eu le plaisir de faire connaissance avec un charmant "medico" argentin à Cafayate, qui a établi le même diagnostic que moi. La bonne nouvelle, c'est que l'angine étant virale, il n'y a rien à faire qu'à se reposer et attendre. Je passerai donc les 4 prochains jours comme les 3 derniers : avec la tête, le nez et la gorge comme une coucourge. Moins rigolo, nous avons décidé aussi de ralentir un peu le rythme dans les jours qui viennent (pour que je ne finisse pas le voyage à genou) et n'irons donc pas au Parc National Ischigualasto (GROS SOUPIR - si Tony ne demande pas le divorce après ça !).]

Notre première (et dernière) soirée à Tilcara se passe comme prévu dans la peña de notre nouveau meilleur ami, Miguel Llave. Nous nous attablons donc et attendons le début du concert. Miguel se charge de la première partie, et quand nous le voyons arriver avec des tas de flûtes de Pan de différentes tailles, nous craignons un peu un remake des 100 plus grands tubes des années 80 à l'ocarina. Heureusement pour nous, dès qu'il commence à jouer, c'est plutôt Miles Davis qu'André Rieu... Sa virtuosité est incroyable et nous sommes scotchés par la qualité de la prestation. Pour la deuxième partie du concert, c'est un trio de Santiago del Estero qui rentre en scène (un violon /chant, une quena et une guitare) pour jouer des rythmes du Nord de l'Argentine (notamment zamba et chacarera). C'est formidable et nous passons une excellente soirée.
Concert in Tilcara
La matinée et l'après-midi du lendemain seront consacrées aux visites du Pucara de la ville (forteresse), qui après avoir été découvert, a fait l'objet d'une reconstruction dans les années 50, et ensuite du musée archéologique de la ville, qui présente une collection d'objets précolombiens (dont la plupart du Pérou !). Nous reprenons le bus vers Salta en début de soirée (avec comme accompagnement vidéo un feuilleton télévisé sud-coréen doublé en espagnol... GENIAL ! - pour une fois que je comprends tout).

Pour les deux jours suivants, nous avons loué une voiture et partons à la découverte de las Valles Calchaquies, situées entre Salta et Cafayate. Cette balade de 2 jours restera sans aucun doute comme l'un des plus beaux moments de notre voyage. Notre première étape sera Cachi, à environ 150 km de Salta. Si les 50 premiers km se passent sans encombres sur une route à peu près goudronnée, le reste du chemin s'annonce plus compliqué, puisque nous serpentons sur une petite "route" de montagne en gravier et nous commençons à craindre pour la petite Volkswagen rouge de l'agence (bien que la personne nous l'ayant loué nous ait assuré qu'il n'y aurait aucun problème). Les montagnes qui nous entourent passent du rouge désertique au vert pyrénéen. C'est absolument splendide.
Valles Calchaquies
Nous passons ensuite à travers le parc national de los Cardones, qui nous rappelleraient presque les steppes de Mongolie (en plus sec et avec des cactus).
Après 4h de route, nous arrivons enfin à Cachi où nous nous arrêtons pour déjeuner. Nous ne traînons pas trop parce qu'il nous reste encore 160km jusqu'à Cafayate, notre base pour la nuit. Nous reprenons donc la "route" ou plutôt le chemin qu'est la Route Nationale 40. Dès les premiers kilomètres, c'est l'Afrique qui me revient en mémoire : le sentier caillouteux, les petites maisons en pisé (complètement isolées ou bien carrément abandonnées), la roche... Nous avançons préniblement à 30/40 km/h tellement la route est mauvaise. La dernière partie du voyage, la Quebrada de las Flechas, finit de nous achever (métaphoriquement parlant). Nous sommes entourés de rochers immenses, blancs et beiges, aux formes improbables, un peu style Grand Canyon (ou du moins comme nous l'imaginons). Heureusement, nous arrivons là-bas sous le soleil couchant. La nuit tombera vite ensuite, mais la fin du chemin se fait sur une vraie route. Nous sommes accueillis à Cafayate par la Señora Mirta au "Portal de las Viñas", qui s'inquiétait de ne pas nous voir arriver. Après nous avoir béni tous les deux, elle appelle de suite un médecin pour moi (incroyable) qui arrive dans le 1/4h qui suit, une caisse à outil dans la main droite (??). Nous passons le reste de la soirée au chaud dans la chambre en préparant notre journée du lendemain.
Nous sommes en plein dans la route des vins et il est bien sûr inconcevable que l'on ne visite pas au moins une bodega. Nous allons chez Nanni, une bodega qui nous a été conseillée par notre collègue à Tilcara. Après une petite visite de la fabrique (il s'agit de vin bio pour le coup), nous avons droit à une dégustation (comme en France quoi). La spécificité de las Valles Calchaquiès est de produire, en plus des cépages traditionnels, du vin blanc, à partir d'un cépage appelé Torrontes. Si ce dernier nous plaît bien, les vins rouges sont vraiment très particuliers. Nous verrons bien lorsque nous serons à Mendoza si leur vin rouge est différent. La visite terminée, nous suivons les conseils de notre guide et repartons pendant quelques kilomètres vers Salta, en prenant la route nationale 68, pour passer à travers la Quebrada de las Conchas. Là encore, c'est un nouveau paysage qui s'offre à nous (mais comment font-ils ???).
Valles Calchaquies - Quebrada de las Conchas
Nous faisons demi-tour au bout d'une heure pour reprendre le chemin du sud vers Tafi del Valle où nous dormons ce soir, avant de partir très tôt demain matin pour Tucuman où nous devons rendre la voiture.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut à vous deux ! Véro, comment va ton angine ? Tu vas faire faire du souci à ta maman ! Une bonne bouteille de vin argentin t'aura peut être guéri ? Mille fois merci pour ces magnifiques descriptions, vous me faites voyager tout en étant à Buxerolles (beaucoup moins dépaysant !)La musique fait toujours partie de vos voyages, super les concerts ! A bientôt pout le prochain article Grosses Bises à vous deux

Maya a dit…

Hola a los dos!

Super! La valle de Calchaquies, c'est super cool! Pour la route, tu vas m'en vouloir, les années passant, j'ai dû enjoliver leur état même si effectivement nous ne roulions pas à 130km/h.
Pour le vin, il me semble que leur blanc était comme "vaporeux", on avait l'impression que si nous ne buvions pas tout tout de suite, il allait s'évaporer (une bonne excuse pour tout boire d'un coup vous me direz).
Véro, j'espère que tu vas déjà mieux et que tu te rétablis vite de ton angine. Bonne route!

Grosses bises,
Adeline.

aurel a dit…

C'est malade mais ça picole et ça conduit...je vois !
Sur les petites routes des montagnes, soyez attentifs, il y parfois des chalets qui vendent du saucisson et du fromage, une sorte de mozzarella sèche avec des "choses" dedans. Et, non, je ne confonds pas avec la Savoie.
Bon rétablissement, et bravo pour ces chroniques quotidiennes toujours plaisantes et pleines d'humour !

Valérie a dit…

Après quelques jours "sans", je redécouvre avec plaisir le récits des aventures de Véronique et Tony au pays du tango.
J'espère que tu vas mieux, Véro et que tu pourras continuer à profiter à fond de ce périple.

Est-ce que vous suivez un petit peu les JO ?

Bisous à vous deux.
Valérie