Pour notre deuxième jour, nous visitons le quartier populaire de San Telmo, un des rares encroits de Buenos Aires où l'on trouve encore des bâtiments du 19ème. Le quartier est clairement en pleine gentrification (à confirmer auprès d'Adeline, notre spécialiste du phénomène) et se remplit de boutiques de design toutes plus "hip" les unes que les autres. Nous passons un super après-midi ensoleillé entre les brocantes, les boutiques d'antiquités et les danseurs de tango.

Nous nous dirigeons ensuite vers Puerto Madero, où les anciens docks ont été réhabilités. On y trouve restaurants, cafés et boutiques. La zone se trouve juste à côté de la City de Buenos Aires qui grouille d'immeubles modernes(on se croirait à la Défense, en plus sympa quand même). Le plus surprenant, c'est que juste à côté s'étend sur plusieurs hectares une réserve naturelle écologique, la "Costañera del Sur". Nous décidons d'aller y faire un tour et nous baladons pendant 1h en pleine nature avec en arrière plan la skyline des buildings en verre. La journée se termine par une courte - mais intense - balade en métro, où nous découvrons avec bonheur les joies du métro aux heures de pointes à Buenos Aires (oui, l'idée était de moi).

Après un réveil tardif ce matin, nous décidons de commencer notre journée en nous rendant dans le quartier ultra touristique et très photogénique de la Boca. Bizarrement, c'est aussi l'un des quartiers les plus dangereux de Buenos Aires en dehors de la zone balisée par la mairie (en tout cas, c'est ce que nous disent nos 2 guides) et moultes précautions semblent n'ecessaires pour s'y rendre et en revenir avec tous ses doigts de pied et son appareil photo. Suivant à la lettre les instructions lues, nous demandons à l'hôtel de nous commander un taxi et arrivons en 15 minutes aux abords d'el Caminito, LA rue à visiter à la Boca. Là, on se croirait à Disneyland. Sur fond de maisons multicolores, un sosie de Maradonna (qui a grandi dans ce quartier et a commencé dans le club de foot BocaJunior) nous accueille. On a l'impression que tous les touristes de Buenos Aires (que nous cherchions désespérément depuis 2 jours) se sont donnés rendez-vous. Le quartier abritait initialement les dockers émigrés d'Italie qui avaient l'habitude de peindre leurs maisons avec les restes de peinture pour les bâteaux. La mairie de Buenos Aires ayant senti le filon a réhabilité une petite partie de la zone (c'est-à-dire 3 rues) pour y attirer les touristes. Tony rencontre plein de péruviens sympathiques, et comme il me le fait remarquer, il ne leur reste plus qu'à finir d'investir toutes les petites baraques de vente de souvenirs argentins pour que la boucle soit bouclée.

Au bout d'une heure et après avoir parcouru les 3 rues dans tous les sens, nous envisageons de repartir. Là encore, nous écoutons à la lettre les conseils du Lonely Planet et nous rendons au centre culturel pour commander un taxi. Et là, c'est le drame : impossible de réserver un taxi. Après avoir appelé 4 compagnies qui n'ont "aucune voiture à disposition, désolé", nous hésitons à contacter le GIGN local pour tenter une opération "extraction". Nous demandons conseil au tenancier du centre culturel qui nous dit que nous ne risquons rien à prendre un taxi au hasard dans la rue et que sinon, le bus 29 est très bien ! Deux avis valant mieux qu'un, Tony demande alors à un rabatteur péruvien rencontré dans la rue si nous serons en sécurité en prenant le bus et qui nous dit : "pfff, ça peut pas être plus dangereux qu'au Pérou". Sur cette remarque pleine de bon sens, nous optons finalement pour le bus qui nous conduira sans encombres et à peu de frais en plein cente ville.
L'après-midi, nous nous rendons dans le quartier de la Recoleta où nous visitons son cimetière (un peu style Père Lachaise), puis nous rendons au MALBA, le plus célèbre musée de la ville, qui expose des artistes contemporains sud-americains. Le bâtiment est très beau et la collection de très bonne qualité. Nous en profitons pour faire une petite photo de la statue de Saint Martin de Tours (et oui messieurs-dames, c'est même le saint protecteur de la ville) qui a même sa place à lui et son institut. La classe quoi.

PS : Merci beaucoup pour les commentaires et gros bisous à tous !(Valérie, désolée de ne pas t'avoir rappelée...!!!)
3 commentaires:
Allo los amigos! (allo est le bonjour usuel ici au Quebec type salut)
Aye me revoici revenue a la vie normale, i.e. avec internet et 90% de proba de croiser un etre humain tous les 10 m, ce qui n ètait pas vraiment le cas les 15 derniers jours : perdue dans la foret des Laurentides. Sinon: super le blog as usual, ca me rappelle de bons souvenirs et tres drole le petit passage a la Boca.
Je confirme pour la gentrificatioon de San Telmo: si le quartier etait plutot pauvre et delabre avant puis qu`il a ete rehabilite et est desormais envahi de magasins hype et trendy alous OUI il se gentrifie. En parlant de magasins hypes, il y en a une coupe ici, a Montreal, c est le fun.
La, j ai fait mon tour de tipi ce matim car j attends le big sun qui tarde a venir et comme ils disent icitte `il pleut a en boire debout` mais bon cela ne m empeche pas de flaner avec une petite melancolie de ne plus vivre icitte. Mais bon, l heure est aux vacances et donc il faut profiter (j aurai tt le loisir de deprimer de retour au boulot ;-/).
Gros bisous, enjoy amd have fun et merci de nous faire partager votre superbe voyage!
PS: pour l adresse tu peux envoyer la carte a mon adresse actuelle, bonne jusque fin aout.
PS bis: desolee pour les accents mais je dois etre sur un clavier americain et desolee bis pour le francais approximatif mais je suis au Quebec...oups, la vilaine, j espere que vous n avez pas de potes quebecois :-/.
Comme vous disait Valérie qui manifestement est bien au courant des coutumes familiales en matière de sécurité, non seulement faites bien attention, et j'avais oublié .... ne vous noyez surtout pas.
Faites attention aux frites...peut-être sont-elles empoisonnées...Je ne savais pas l'Argentine aussi périlleuse. Prenez-garde. ;-)
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