Argentina 2008 : En la ciudad de la furia

Après un retour au source pour Tony au Pérou l'année dernière, c'est en Argentine que nous partons cette année pour 4 semaines, à la découverte du nord du pays (avec la ferme intention de battre notre record du nombre de barbecues au mois).

Pour voir notre périple sur Google Maps / Voir quelques photos...

En español (approximadamente, traducido por Google...)

vendredi 15 août 2008

Rouge, jaune, vert, blanc

C'est hier que nous avons véritablement commencé notre découverte des Andes argentines. Le van de l'agence de voyage avec laquelle nous avons réservé un tour passe nous prendre à l´hôtel à 7h30. Les voyages organisés ne sont pas forcément notre tasse de thé, mais sans voiture, les visites sont quasiment impossibles. Nous avons néanmoins de la chance avec le petit groupe avec lequel nous voyageons (essentiellement des jeunes, étudiants pour la plupart, venant des 4 coins du monde) et c'est toujours agréable d'avoir un guide en pied pour nous avoir des explications supplémentaires. Nous commençons notre petit périple en prenant la route nationale 40qui serpente dans la Quebrada (gorge) del Toro en suivant le parcours du "train dans les nuages", l'un des 3 plus hauts trains du monde, qui relit Salta au Chili.
Tren a las nubes
C'est un ouvrage d'ingénierie extraordinaire que nous pouvons admirer finalement beaucoup mieux depuis la route où nous sommes que si nous étions montés dans le train. Les paysages autour de nous sont splendides. La roche mélange les rouge, vert, jaune, ocre, marron.
Quebrada del Toro
Des paysages de la Quebrada, nous passons ensuite à la pré-puna. La montagne devient plus monochrome et se remplit de cactus (cardones). Nous nous arrêtons sur le chemin à Santa Rosa de Tastil pour visiter des ruines pré-incas. Il s'agit d'une des forteresses qui étaient légions à l'époque pré-colombienne, même si seulement trois peuvent être visitées dans le Nord de l'Argentine. Après être monté jusqu'à plus de 4000 mètres, nous redescendons pour entrer dans la puna et rejoindre la petite ville perdue de San Antonio de los Cobres. Les paysages sont similaires à ceux de l'Altiplano au Pérou /Bolivie : une étendue plate couverte de rocs et de petits buissons, jusqu'à ce qu'elle rencontre la montagne. C'est après que nous devons atteindre le point culminant de notre journée, Salinas Grandes. Il s'agit d'immenses salines (210km carré) au milieu des montagnes. Nous les repérons de loin, mais faisons tout un tour pour finalement nous retrouver dessus. Il y fait un vent à décorner les boeufs et leur blancheur sous le soleil est éclatante. Cela me rappelle les déserts de sel du Sud de la Tunisie, mais en bien plus étendu.
Véro at Salinas Grandes
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au petit village de Pumamarca, aux portes de la Quebrada de Humahuaca (et oui, y a des gorges partout ici), dans laquelle nous retournerons le lendemain pour une visite plus approfondie. C'est minuscule, mais mignon tout plein. Nous profitons du retour sur Salta pour piquer un petit somme (malgré les difficultés éprouvées par nos compagnes d'un jour espagnoles pour contrôler le volume de leur voix).

Aujourd'hui, nous devons prendre un bus qui nous conduira au petit village de Tilcara, en plein milieu de la Quebrada de Humahuaca. C'est aussi aujourd'hui que je décide de tomber malade avec un gros gros rhume qui affaiblit considérablement mes facultés intellectuelles (déjà pas au top en ce moment). Résultat, nous nous levons à 6h pour prendre le bus de 7h55 qui en fait partait à 7h... Nous attendons donc 3h pour prendre le suivant. Cette fois-ci, c'est la compagnie "Balut" qui nous transporte, ce qui sera l'occasion d'un fou rire inextinguible pour Tony et moi. Nous sommes en effet accueillis par une délicate odeur de pied pourri assez surprenante. Les appareils assurant la clim' ne sont qu'une série de fils entremêlés que seul Mac Gyver devrait pouvoir faire fonctionner. Nous serons enfin accompagnés pendant tout le chemin par un bruit persistant de ballon ou de matelas pneumatique en train de se dégonfler (s'agirait-il des lits de la partie bus-couchette au rez-de-chaussée ?). La distance jusqu'à Tilcara de Salta n'est pas très grande (entre 150 et 200 km), mais le caractère reculé du village, la configuration topographique et l'état des routes font que nous mettons près de 4h pour y arriver. Si le début du parcours est un peu monotone, dès que nous arrivons dans la Quebrada, les paysages deviennent magnifiques, avec des formes et des couleurs suprenantes. La petite auberge où nous logeons est formidable, ce qui est une agréable surprise. Comme je ne suis pas au top de ma forme, nous ne faisons pas grand chose l'après-midi et en profitons pour prendre un déjeuner prolongé. Deuxième bonne surprise, nous faisons ami-ami avec le propriétaire qui est argentin mais vit à Paris depuis 25 ans, où il est musicien de jazz (on en profite pour lui parler de Martín et Tony lui laisse ses coordonnées pour un potentiel site) ! Nous y retournerons donc ce soir pour assister à un petit concert.

PS : Merci beaucoup à tous pour les commentaires (que cela concerne les voitures, l'histoire sud-américaine ou encore nos plantes !!!) et grosses bises à tous !

1 commentaire:

wiwi a dit…

un petit coucou depuis "Estrasburgo" d'où grâce à vous je découvre des bouts de l'Argentine sans quitter mon salon. Avec une pointe d'envie toutefois :( Que disfruten mushisimo, petits veinards !
De mon côté, après des congés franchement pas folichons je reprends le boulot lundi prochain, soit dans 2 jours !!!! haaaa! horreur et désespoir !
Merci de nous faire vivre votre périple en live (ça m'aide à tenir le coup, hihihi et puis bravo pour le style, j'aime beaucoup le ton et l'écriture... chouettes photos aussi!. Bref y'a tout bon :)
besitos
Widad