Argentina 2008 : En la ciudad de la furia

Après un retour au source pour Tony au Pérou l'année dernière, c'est en Argentine que nous partons cette année pour 4 semaines, à la découverte du nord du pays (avec la ferme intention de battre notre record du nombre de barbecues au mois).

Pour voir notre périple sur Google Maps / Voir quelques photos...

En español (approximadamente, traducido por Google...)

dimanche 10 août 2008

La ruée vers l'ouest

Pour notre dernier jour à Puerto Iguazu (dimanche), nous prenons notre temps, les activités à disposition dans le coin - une fois le parc national visité - n'étant pas, il faut le reconnaître, pléthore. Nous décidons de faire la visite de Guira Oga ("la maison des oiseaux" en Guarani), un centre de réhabilitation pour les animaux de la forêt blessés ou détenus illégalement par des particuliers (essentiellement des oiseaux). Nous suivons notre guide Karina avec laquelle nous parcourons le centre et qui nous explique l'histoire de chacun des animaux et le travail effectué par les salariés pour les soigner puis les remettre dans la nature. La majorité d'entre eux ont été victimes du trafic d'animaux sauvages (certains toucans présents dans le centre ont été récupérés dans un avion à destination de Moscou). C'est évidemment très triste mais le travail réalisé est remarquable.
Guira Oga
De retour dans le centre ville, nous déjeunons pour la 3ème fois en 2 jours d'un hamburger. Il faut dire que pour le moment, nous n'avons pas encore eu d'illuminations avec la cuisine argentine. Les "parillas" (grill) de Buenos Aires étant un peu trop chères et celles de Puerto Iguazu pas très attirantes, nous n'avons pas encore dégusté de steak digne de ce nom. Mais nous comptons bien nous rattraper sur le reste du chemin !
Notre bus pour Salta, dans le nord-ouest argentin, doit partir à 21h. Nous passons donc récupérer nos affaires à l'hôtel et en profitons pour dire au revoir au propriétaire, à peu près aussi aimable qu'une porte de prison. Le trajet jusqu'à Salta dure quasiment 28h (non non, ce n'est pas une blague) et malheureusement, faute de place, nous n'avons pas pu avoir de billets dans la catégorie "grand luxe" et nous retrouvons donc en semi-couchette. Si la nuit se passe bien, la journée est plus difficile à encaisser. Pendant quasiment 8h, nous nous retrouvons en pleine pampa (c'est le cas de le dire), sur une route d'une rectictude à vous donner la nausée. Le paysage est d'une monotonie implacable : aucune habitation, aucun relief, aucune culture de quoi que ce soit. C'est seulement lorsque nous atteignons la Province de Tucumán ("el jardin de la republica" pouvons nous lire sur les panneaux) que l'on commence à voir des champs cultivés et des maisons. C'est aussi pour nous l'occasion de confirmer une impression : les Argentins ADORENT leur voiture. Sur le bord de la route sur environ 1km, et alors que l'air est vicié de poussière, tout le monde est en train de nettoyer sa voiture au tuyau d'arrosage. D'une manière générale, quel que soit l'état des villes ou villages que nous traversons, les voitures semblent toutes rutilantes.
Nous arrivons enfin à Salta vers 00:30 et prenons un taxi vers l'hôtel. Nous ne découvrons donc vraiment la ville que ce matin. Première constatation, nous sommes plus proches de Lima que de Buenos Aires : l'architecture, les magasins, les gens, tout nous rappelle le Pérou (en particulier Trujillo pour les quelques exemples d'architecture coloniale). La ville n'est pas d'un attrait incroyable au premier abord, elle est plutôt sale et les quelques rues à visiter sont toutes situées dans un périmètre restreint autour de la Plaza 9 de Julio (ça me fait penser qu'il faut absolument que je regarde ce qui s'est passé le 9 juillet parce qu'il y en a partout).
Salta youth
Ceci étant, c'est très animé, il y a plein de jolies boutiques et quand même quelques beaux bâtiments à voir. Et surtout, nous prenons notre premier repas dans une parilla (il ne fallait vraiment pas désespérer) ! Là, c'est la révélation : le serveur place un plateau avec des braises à côté de notre table et nous amène une pile de côtelettes, saucisses, foie, steack, poulet, j'en passe et des meilleures. C'est absolument délicieux et Tony, ne voulant pas risquer de perdre sa réputation, met un point d'honneur à tout finir.
Il y a aussi à Salta deux super musées que nous faisons dans l'après-midi : un petit musée d'art contemporain qui expose des artistes salteniens et argentins et qui nous plaît beaucoup et le "museo de arqueologia de alta montaña". Ce dernier s'appuit les découvertes faites en haut du volcan Llullaillaco (6700 mètres d'altitude quand même): 3 enfants incas momifiés avec une centaine d'objets les accompagnant. Le musée présente une partie des artefacts découverts ainsi que la momie d'une des petites filles. Le musée est bien fait, un peu sur le modèle du Museo de los Santuarios Andinos à Arequipa où était présenté la momie Juanita. Il a aussi le mérite de nous rappeler que l'empire Inca ne s'arrêtait pas aux frontières du Pérou actuel...
Après la partie culturelle, nous décidons de nous faire une petite frayeur en prenant le téléphérique qui monte au Cerro San Bernardo pour avoir un point de vue sur toute la ville. Les amoureux des hauteurs que nous sommes tremblont comme des feuilles dans la petite cabine qui nous emmènent là haut sur la montagne,pendant qu'une voix douce tente de nous rassurer en espagnol sur le caractère très sûr de toute l'affaire. Personnellement, je ne retrouve mon calme que quand je me rends compte que le matériel est en réalité suisse.
Salta
Dès demain, nous partons faire un tour dans la Quebrada del Toro et Salinas Grandes avec une petite agence de voyage locale. Là encore, nous nous attendons à en prendre plein la vue !

4 commentaires:

nathalie a dit…

Coucou Véro et Tony!
Alors comme l'activité du bureau n'est pas comment dirais-je très intense, j'ai fait quelques recherches concernant le 9 juillet. Et bien madame monsieur, le 9 juillet 1816 les argentins "déposent" le vice-roi et déclarent les 11 provinces unies du Rio de la Plata(future Argentine) indépendantes. L'acte d'indépendance est lu à San Miguel de Tucuman...
Sinon vos plantes se portent à merveille, votre appart' n'a pas été cambriolé et pas de recommandé pour le moment. C'est tjs avec plaisir que nous suivons les "Aventures de Toto et Tatie en Argentine".
Bisous Nath

Unknown a dit…

L'essentiel a été dit ... mais si vous trouviez quelques places "José de San Martin" vous sauriez également pourquoi ! Et puis comme le PEROU est un peu concerné ...

9 juillet 1816
Profitant de la crise politique qui secoue l'Espagne depuis l'invasion des armées de Napoléon, les Argentins déposent le vice-roi et déclarent les onze provinces unies du Rio de la Plata (future Argentine) indépendantes. L'acte d'indépendance est lu à San Miguel de Tucuman, où la bourgeoisie créole s'est mise d'accord pour instaurer un état fédéral. Le général José de San Martin, leader du mouvement indépendantiste de la région, poursuivra sa "croisade" dans toute l'Amérique du Sud en libérant par la suite le Pérou et le Chili.

aurel a dit…

Moins culturel, ma petite contribution perso sur les voitures des Argentins : le pays a été producteur d'automobile dans les des 60's de beaucoup de modèles toutes marques, dont la fameuse Ford Falcon et ces "gros machins" américains. Et il en reste encore !! Si aujourd'hui nombreux proprios ne rêvent que de la remplacer par un modèle récent (une Ford Duna des années 80 fera l'affaire), d'autres la cultive comme un art de vivre !

Virg a dit…

Hi les djeunes,

Alors là, matériel suisse ou pas - le téléférique -, pas moyen que je monte dans un engin pareil!!
Après avoir affronté les dangers de la grande ville avec ses taxis fous qui se prennent pour Fangio - oups, ma référence est un peu vioque sur les bord, donc, nana, taxis fous, nana, qui se prennent pour Alonzo, il a fallu affronter l'épreuve - bientôt olympique - du téléférique.
Z'êtes de grands zet beaux aventuriers courageux!

Virg