Après une nuit parfaite à San Marcos Sierras, nous commençons notre dimanche par une grasse matinée bien méritée, avant d'entamer les préparatifs qui nous conduirons à l'élément probablement le plus incontournable de la culture argentine (après le maté disons) : l'asado. Bien plus qu'un simple barbecue, l'asado est un concept. D'abord, l'asado est quelque chose qui se partage (nous sommes 7, un bon chiffre). Ensuite, il exige une certaine quantité de nourriture (compter 1 kilo de viande par personne - os inclus) et de boisson (du vin rouge bien entendu). Enfin, l'asado est convivial : tout le monde participe à sa préparation (par exemple en allant chercher du bois pour le feu). Nous commençons donc par chercher le lieu idéal pour nous installer. C'est facile, il y a des "asadors" en béton partout dans la nature (équivalent du barbecue chez nous). Pour aujourd'hui, ce sera au bord du Rio Quilpo qui coule non loin de San Marcos. Le paysage est exceptionnel et me rappelle un peu le Nord du Cameroun (avis aux connaisseurs) à ceci près que les hippoppotames sont remplacés par des vaches. Le ramassage du bois prend un peu de temps et oblige Martin et Karina à retourner sur nos pas pour en faire une provision conséquente (il y a quand même 7 kilos de viande à cuire). Occasion pour Tony et moi d'avancer un peu dans la rivière pour tester la température. Le clown que je suis ne peux bien évidemment pas d'empêcher de se faire remarquer en glissant (très élégamment je précise) sur une pierre pour finir complètement trempée dans l'eau glacée (rebonjour angine). Après un "oh merde" très calme, Tony vient à mon secours en me prêtant sa polaire et j'improvise une jupe avec mon écharpe (chère soeur, qui eût pensé qu'un jour cette belle écharpe de pachmina rouge se tranforme en jupe ?).
Une fois ces quelques émotions passées, les choses sérieuses se précisent et Martin, en parfait maître de cérémonie, commence à mettre la viande à cuire.

Là, c'est l'orgie : côtelettes, saucisses et boudins de toute sorte sont présentés sur la table et nous ne savons plus où donner de la tête. Tout est délicieux et le cadre ne fait qu'accroître notre plaisir. Nous finirons la journée entre discussions sur les coutumes culinaires de nos différents pays et un petit récital de Martin à la guitare.

Nous profitons aussi de la soirée pour regarder le "ciel à l'envers" de l'hémisphère sud (Tony et moi sommes désormais des experts de la Croix du Sud).
Le lendemain, nous retournons un peu en aval du Rio Quilpo, et finissons les restes de l'asado (même froid, c'est trop bon) et revenons vers le village dans la soirée pour visiter une petite fabrique artisanale d'huile d'olive (l'Argentine en est aussi grand producteur - merci du tuyau Aurélie :-)). Nous quittons avec regret ce fantastique petit coin de nature pour retourner vers la très grande Córdoba.
Notre mardi sera consacré à une petite visite du centre ville, qui compte, du fait de l'implantation jésuite, des bâtiments anciens magnifiques. Mais c'est surtout la soirée que nous attendons avec impatience, puisque Karina et Martin ont préparé une petite fête où sont invités les membres du groupe "So What", l'un des derniers projets musicaux de Martin (des reprises jazz de différents thèmes de films très connus). Nous avons donc droit à un petit concert privé entre piano, basse, saxo, batterie et voix, l'occasion pour le groupe de répéter en prévision de la présentation de l'album devant le public cordobeñe au mois de septembre. Génial !!! La soirée se poursuit jusque tard dans la nuit (même si Tony et moi lâchons prise vers les 3h du matin).
Notre dernier jour à Córdoba se passe dans le calme, nous faisons un petit tour dans les montagnes avoisinantes avant de prendre le bus qui nous ramène sur Buenos Aires pour une dernière journée en Argentine.
Ceci sera donc notre avant-dernier post - il faudra bien que nous fassions une petite conclusion quand même - mais le dernier "à distance". Merci beaucoup à tous de nouveau pour vos commentaires qui nous auront fait extrêmement plaisir et à très bientôt pour des discussions plus traditionnelles !
2 commentaires:
¡Hola!
¡Fantástico! Heureusement, j'ai lu votre post après mon déjeuner car ça donne faim votre petit récit!
Bises et bon retour en France,
Adeline.
Hello les amis,
Ah bin non! Non, non et encore non!! Faut pas revenir, comment on va voyager nous si vous rentrez à la maison?
C'est vrai ça! Tout comme Adeline, ça m'a donné grave la dalle l'histoire des asados! Et pourtt je viens de terminer mon p'tit 'dèj'. On finit par se mettre à votre place et tt et tt! Regarde, par solidarité ou mimétisme - qui sait?! - je me tape une saloperie qui ressemble à une angine!! C'est pas merveilleux ça? ;-)
Si un asado pouvait apparaître au milieu du salon, miââââmmm!!
Bon retour et @ bientôt,
xxx
Virg
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