Comme prévu, nous passons notre jeudi avec les cousins de Tony, qui nous avaient proposé de nous emmener aux alentours de Mendoza. Toute la famille vient donc nous récupérer en fin de matinée à notre auberge et nous voilà partis pour l'excursion la plus longue de notre séjour (vie ?). Si le mari de la cousine de Tony est plein de bonne volonté, sa notion des attractions touristiques diffère sensiblement de la notre. Nous entamons en effet un tour digne d'une agence de voyage de l'ex-union soviétique : installations énergétiques de la province (hydroélectricité, gazoducs, récupération des déchets), centres commerciaux, voies routières et chemin de fer, tout cela n'aura désormais plus aucun secret pour nous. Il faudra que nous attendions la nuit tombante pour nous diriger vers les Andes et rouler jusqu'à Potrerillos où le paysage est d'autant plus magnifique que nous bénéficions de commentaires éclairés sur la fameuse digue et la production d'électricité. Nous réussissons par ailleurs l'exploit de passer plus d'une heure et demie à Lujan de Cuyo (haut lieu de la viticulture régionale) sans visiter une seule bodega. Notre déjeuner restera aussi dans les mémoires comme l'un des plus pantagruéliques de notre séjour : 4 kilos de boeuf (nous sommes 4) nous attendent sur la table. C'est délicieux, nous ne pouvons bien évidemment pas tout finir, mais la cousine de Tony nous donne un petit tupperware d'un kilo pour que nous puissions nous préparer des sandwichs le lendemain matin. Ils finissent de nous achever avec un dernier arrêt à 11h du soir pour manger une glace...
Pour notre dernière journée à Mendoza, nous nous donnons pour mission de faire une dégustation de vin dans le centre ville (puisque nous ne pouvons pas aller dans une bodega sans véhicule). La mission sera finalement plus difficile qu'il n'y paraît et nous manquons cruellement de chance (attendez, ce n'est que le début...). Tous les endroits conseillés par notre guide sont soit en réfection, soit fermés. Nous finissons par trouver un restaurant qui vend aussi des bouteilles et qui accepte de nous servir une coupe de Malbec pour tester. Satisfaits du test (et sans beaucoup d'autre choix), nous finissons par acheter 2 bouteilles. Nous nous dépêchons ensuite pour prendre notre bus en direction de Cordoba où nous attendent Martin et Karina.
Notre bus roulant de nuit, nous arrivons assez tôt le matin Calle Esperanza, où habitent Karina et Martin. Tout à la joie des retrouvailles, nous laissons sans surveillance l'un de nos petits sacs à dos, laps de temps largement suffisant pour que celui-ci disparaisse avec : nos bouteilles de vin, la clé USB où nous stockons toutes nos photos, la carte de séjour de Tony, le téléobjectif de papa... Malheureusement, nos amis habitant un rez-de-chaussée, je ne peux pas me jeter par la fenêtre. Nous avons terriblement envie d'un cocktail vodka-whisky-pìsco, dont nous ne disposons là encore pas. Je me contenterai d'un Lexomil pour me calmer (un peu). Difficile dans ces circonstances de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Martin nous emmène faire un tour des rues avoisinantes au cas où les voleurs auraient laissé les papiers de Tony (l'espoir fait vivre), mais sans succès. Nous aurons donc l'occasion de faire connaissance avec la police locale mardi prochain pour faire une déclaration de perte.
En attendant, nous nous préparons à partir pour les montagnes de Córdoba où nous allons passer 2 jours avec des amis de Karina et Martin. Le chemin jusqu'au petit village de San Marcos est splendide et réussirait presque à nous faire oublier "l'évènement" du matin (un coup de fil à papa-maman me soulagera assez efficacement néanmoins). Le petit hôtel où nous restons est magnifique et le propriétaire, ancien journaliste (trône d'ailleurs dans la salle à manger une photo de lui-même en compagnie de Fidel Castro), anime une émission de radio tous les dimanches à 11h. Nous visitons donc le studio d'enregistrement, une véritable caverne d'ali baba pour les fous de disques que nous sommes. Le personnage est particulièrement savoureux, sorte d'Ignacio Ramonet argentin (en beaucoup plus drôle pour le coup). Nous resterons à San Marcos jusqu'au lundi soir, avant de revenir sur Córdoba.
PS : Pour des raisons que vous comprendrez aisément, nous ne posterons pas de photos aujourd'hui, en partie en mémoire de toutes celles que nous avons perdues aujourd'hui (et aussi parce qu'il n'y a pas de prise USB sur l'ordinateur que nous utilisons).
Argentina 2008 : En la ciudad de la furia
Après un retour au source pour Tony au Pérou l'année dernière, c'est en Argentine que nous partons cette année pour 4 semaines, à la découverte du nord du pays (avec la ferme intention de battre notre record du nombre de barbecues au mois).
Pour voir notre périple sur Google Maps / Voir quelques photos...
En español (approximadamente, traducido por Google...)
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3 commentaires:
Estimada Véro, estimado Tony:
Merci de continuer à nous faire voyager avec vous en toutes circonstances. Profitez-bien du reste de votre séjour et de votre voyage! Attention quand-même à l'abus d'alcool, surtout votre mélange exotique (ai-je bien lu Vodka-Rhum-Pisco???).
Je n'ai pas de blaque qui me vient pour le moment alors je vous propose (oui, je sais ce n'est pas terrible) d'imaginer ou de vous remémorer les attaques sanglantes de DJ Raillet avec...des bics ou des gommes pour les plus douillets.
Je vous embrasse bien fort et de nouveau bonne route!
A tantôt,
Adeline.
Hello,
Bin en fait, je vous comprends... Comment, véritablement et profondément, connaître un pays, une culture et son patrimoine sans faire un tour chez la flicaille du coin? 0:-)
C'est un peu comme la visite d'un hosto., c'est obligatoire pour se faire une idée juste de l'endroit où l'on est.
Cette désagréable mésaventure me fait remarquer, d'ailleurs, votre complicité exceptionnelle et votre parfaite complétion car à Véro les hosto., à Tonio el flico! :-)
Keep the faith amigos & see you soon,
Virg
Mince...
Je suis moi aussi à court d'idées pour vous faire oublier cette mésaventure...Je regrette de ne pas vous avoir prêté cet excellent ouvrage "Scénarios catastrophes - Manuel de survie en voyage" de Priven et Borgenicht. Pour la peine, je vous scanne la page...et la page 58 également utile intitulée "comment déjouer un enlèvement par un extraterrestre."
Bon courage,
Aurel et Seb
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