C'est un temps couvert qui nous accueille à l'aéroport international Ezeiza. Notre trajet jusqu'au centre ville où se trouve notre hotel sera l'occasion de notre première rencontre avec un Porteño (depuis le 19ème, c'est appellation officielle des habitants de Buenos Aires). Notre chauffeur de taxi semble tout droit sorti d'un film de Scorcese (en supposant que celui-ci se soit mis à faire des films sur le tango ou la mafia argentine) : en costume-cravate, une tonne de gomina plaquant des cheveux naturellement ondulés, il respire l'élégance.

Il passera la demi-heure de trajet à nous expliquer que la place de Buenos Aires est vraiment en Europe (d'ailleurs, est-ce que nous connaissons un autre pays d'Amérique du Sud où le rugby est un sport national ?). Il est ravi d'apprendre que je suis francaise et en profite pour nous passer, en tournant le volume à fond, un peu de Carlos Gardel (lui-même né en France). La nationalité de Tony l'intéresse un peu moins (même s'il aime le ceviche). Visuellement, l'influence européenne n'apparaît pas immédiatement puisque l'autoroute traverse une zone de plusieurs kilomètres de simili bidonvilles. C'est lorsque nous arrivons vers le centre que son discours prend forme et la balade que nous ferons dans l'après-midi sur les grandes avenues nous le confirmera.

Entre notre hôtel, la Plaza del Congreso et la Plaza de Mayo (où trone la Casa Rosada), les bâtiments et les vieilles enseignes nous donnent l'impression de nous balader à Paris dans les années 30. C'est immense et magnifique ! Le trafic nous rappelle néanmoins à quelle époque nous sommes (l'avenida 9 de Julio, qui traverse presque toute la ville, compte 22 voies...), même si, contrairement à Lima, nous n'avons pour le moment pas encore craint pour notre vie. Notre tour de reconnaissance nous amène dans les avenues très commerçantes de la ville, aux boutiques de luxe qui ne dépareraient pas à Paris ou New York.
3 commentaires:
profitez les lapins, profitez !
En tout cas, je vais suivre votre périple avec intérêt (ça me donnera l'impression de voyage, snif)
L’écrivain à donc repris du service. Comme pour le PEROU nous attendons les prochains épisodes avec impatience.
Salut les jeunes,
Je suis ravie de voir que ce voyage a commencé dans les meilleures conditions.
Bisous
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